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Tout est à terre
Beyrouth est devenue noire
Adieux la vieÂ
Arrête de crier Vent
Tu me déchires
Laisse moi la poussière
Des mes frères
C’est tout ce qui me reste Â
J’appartiens aux rues
Aux jasmins
Emportés par le vent des missiles
Mes yeux étoilés
Proie des corbeaux Â
Le sang
Colore mes lèvres
J’équivaux à une cendre Â
Les enfants crientÂ
                           - Vendez-nous
                           - Échangez-nous contre l’orÂ
Et si j’étais un soldat
Tuerai-je un fleuron
Ferai-je d’une terre sainte
Un champ de guerreÂ
Une larme coule
Elle vaut ma vie Â
Habibi
Ma plus grande joie
Ma pire souffrance Â
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